Parie II : Le corps chamboulé

 

1. Les hormones

2. Désir et Plaisir

 

 1.Les hormones

 Les hormones sont des messagères chimiques produites naturellement, elles se diffusent et se fixent sur un organe ou un récepteur du cerveau et vont modifier leur état. Le sentiment amoureux permet au cerveau de liberer de nombreuses hormones ainsi que de nombreux neurotransmetteurs comme la phényléthylamine, l'ocytocine, la dopamine, la neurodrénaline, l'endorphine et la vasopressine.

 

Lorsqu’on est amoureux, une substance se produit en surcharge dans notre corps : la phényléthylamine. En forte concentration, elle provoque la nervosité et le stress, deux comportement que l’on retrouve quand on est amoureux. En effet, les mains sont moites, la fréquence cardiaque augmente : un individu amoureux passe de 80 battements par minute à 120 battements par minutes, il rougit à cause de la vasodilatation des vaisseaux sanguins. Devant la personne aimée, le cerveau produit des hormones appelées ocytocine. Celle-ci attache les amants l’un à l’autre. Elle annule l’effet critique dirigé par le néocortex et rendent les amants aveugles aux défauts de l’autre.

 

Stendhal dans son traité De l'amour a développé cette idée comme le montre cette citation : « On se plait à orner de mille perfections une femme de l'amour de laquelle on est sûr ; on se détaille tout son bonheur avec une complaisante infinie. Cela se réduit à s'exagérer une propriété superbe, qui vient de nous tomber du ciel, que l'on ne connait pas, et de la possession de laquelle on est assuré. »

 

 

La phényléthylamine peut aussi entraîner un état de joie voire d’euphorie. Cette substance est une hormone de la classe des amphétamines. Une production en forte quantité peut entraîner des comportement semblables à certaines drogues. L’action de cette hormone permet le relâchement de la dopamine, qui est un neurotransmetteur qui envahit le cerveau des émotions. La dopamine a un effet dopant et renforce le sentiment de bien être. Elle intervient aussi dans le désir et le plaisir. Cette dernière agit lorsqu’on vit un instant plus heureux que ce qu’on pensait et donne un effet euphorisant qui  pousse à revivre l’expérience comme revoir l’être aimé puisque cela devient un besoin, une « drogue ». A la dopamine s’ajoute la neurodrénaline, qui à elles deux inhibent le besoin de nourriture.

 

Mais selon des chercheurs, l’effet de la phényléthylamine diminue au fil du temps ( environ trois ans ), car notre organisme s’habitue à cette hormone. Cela étant se n’est pas pour autant qu’une relation amoureuse se termine. Après la passion amoureuse, le cerveau libère d’autre hormones, les endorphines et les vasopressines. Elles donnent un effet de bien être et de tranquillité avec son amant. La parole, le dévouement de soi, l'approbation de l'autre, la joie, le rire, constituent des ciments du couple pour aboutir à cette nouvelle phase de vie, celle du « nous ».

 

 

 

 2. Désir et plaisir

 

L’attachement sentimentale provoque le désir de l’être aimé. Le cerveau joue encore un rôle important de la notion de désir et de plaisir.

  « Ô débuts de leur amour, préparatifs pour être belle, folie de se faire belle pour lui, délices des attentes, arrivées de l'aimé à neuf heures, et elle était toujours sur le seuil à l'attendre, sur le seuil et sous les roses, dans sa robe roumaine qu'il aimait, blanche aux larges manches serrées aux poignets,  ô débuts, enthousiasmes de se revoir, aimantes soirées, longues heures de se regarder, de se raconter à l'autre, de s'entrebaiser, et après l'avoir quittée tard dans la nuit, quittée avec tant de baisers, il revenait parfois, une heure plus tard ou des minutes plus tard, ô merveille de la revoir, »

Belle du Seigneur.  Albert Cohen

Cette oeuvre est le récit de la passion de Solal et d'Ariane ; une passion flamboyante qui peu à peu disparaît.

La passion est le vif désir de continuellement vouloir posséder quelqu'un. Elle se confond avec l'amour mais certaines passions peuvent faire place à l'amour. La passion est une ivresse, un moment d'extase, un moment insaisissable. La passion n'a pas vraiment de définition propre, elle est différente pour chacun. Ce roman raconte parfaitement la passion entre deux êtres, leur désir constant l'un pour l'autre, notamment le partie III de cette fiction. La troisième partie dont est extrait le passage ci-dessous, illustre la vie remplit du bonheur de "l'amour en ses débuts" des deux amants. Ils se regardent sans cesse, se désirent constamment. Ils veulent être ensemble. 

 

         a. La mise en place du désir

La séduction est essentielle à l'installation du désir, le séduction n'est jamais acquise et suppose de pouvoir étonner l'autre et de remettre en question ce qu'on sait de notre partenaire.

Le sang afflue dans les lèvres ce qui les rend plus rose et plus attirantes. Ce phénomène traduit le désir d’être embrassé. Au moment du baiser, le cerveau est envahit par les émotions. Mais que ce passe-t-il vraiment ?

La bouche est parcourue par des milliards de terminaisons nerveuses qui la rende très sensible. Le cerveau commande alors 29 muscles qui vont permet l’échange d’un baiser langoureux. De plus, il crée les phéromones qui sont des véritables messagers amoureux. Ces molécules invisibles ont un effet attractif envers les deux amants.

. Le désir déclenche un véritable torrent d'hormones, parmi elles la dopamine qui stimule le cerveau des émotions et l'hippocampe ( siège de la mémoire ). Dans le cortex préfrontal, la raison a du mal à jouer son rôle. De plus, le cerveau traite en priorité les informations amoureuses qui affluent délaisse d'autres informations du corps, comme celle de la faim. Être dans les bras de la personne aimée fait monter le désir qui est commandé par le néocortex. Mais le moteur du désir qui est la dopamine secrété par le cerveau pour anticiper le plaisir de se voir, de se reproduire…  La dopamine est également liée à la sensation de plaisir.

 

      b. Le plaisir

 Le plaisir se traduit par une libération importante de dopamine. Les caresses, les gestes tendres, être pris dans les bras de son compagnon sont des étapes essentielles à la mise en place du plaisir.

Sous la peau un millions de récepteurs captent les sensations déclenchées par les caresses. Celles-ci remontent jusqu’au cerveau qui libère des endorphines qui accentue le plaisir. De plus, les caresses provoquent une augmentation d'environ 3°C de la température cutanée, Puis l’homme sécrètent des stéroïdes odoriférant qui jouent le rôle d'attracteur sexuel, et la femme libère des secrétions vaginales qui attirent l’homme vers elle. Au fur et à mesure que le plaisir s’installe, l’activité cérébrale est proche du « niveau zéro » puisque le cerveau se concentre sur les sensations et sur son partenaire. Lorsque les deux amants font l'amour, le corps libère des hormones en grande quantité. Les deux amants se trouvent dans un sentiment de bien être et de plénitude. Chez la femme la forte libération d’ocytocine au moment de l’orgasme vient renforcer l’attachement envers son amant. Celle-ci permet la libération de sérotonine, un neurotransmetteur qui équilibre l'ensemble du système nerveux, ainsi que des phéromones, des molécules odorantes capables d'attirer le sexe opposé. Elle stimulent aussi le besoin de contact avec le sexe opposé,

Puis le circuit de la récompense se met en route; on cherche le plaisir, on l’obtiens et on le cherche à nouveau. Après le premier rapport sexuel les amoureux passe 85 % de leur temps à penser à l’objet de leur désir. L’ocytocine a alors parfaitement joué son rôle.               

 

Remarque :

Pourquoi sommes nous attirer par cette personne et pas une autre ?

 

Deux proverbes s'opposent : «Qui se ressemble, s'assemble » et «  Les opposés s'attirent ». Lequel des deux a raison.

Le poète et écrivain français du XIXème siècle, Marie Noël, d'après cette citation : « Je vous aime, vous... parce que vous pensez où je pense, voulez où je veux, aimez où j'aime et qu'il y a entre nous cette merveilleuse harmonie. », pencherai pour le premier proverbe.

Cette citation est-elle fondée ?

D'après l'ouvrage 150 petites expériences de psychologie pour mieux comprendre nos semblables de Serge Ciccotti, il semblerait que oui. Une expérience a été faite de manière à démontrer que « qui se ressemble, s'assemble ».

- Un groupe de personnes s'est porté volontaire pour cette expérience. Avant de commencer ils ont chacun été pris en photo, et cette dernière a été modifié (sans en parler aux volontaires) par l'équipe scientifique en une personne de sexe opposé. L'expérience consistait pour chaque volontaire à choisir parmi 8 photos de personnes de sexe opposé celle par laquelle ils étaient le plus attiré. Trois fois sur quatre ils préféraient leur propre image trafiquée qui avait été introduite dans le lot. Cette expérience montre bien l'intuition que nous avons d'aller vers ceux qui nous ressemblent, cela semble plus rassurant. Une autre théorie vient renforcer ce proverbe. La neurobiologiste Lucie Vincent explique que chacun est  attiré par l'image qu'on nous a montrée du sexe opposé, ainsi les filles seront attirées par des hommes semblables à leur père, et les garçons par des femmes ressemblant à leur mère.

 D'un point de vue scientifique le premier proverbe serait fondé. En revanche dans la littérature, on observe que de nombreuses histoires d'amour sont marquées par l'opposition entre les deux personnages. Dans Belle du Seigneur d'Albert Cohen, Ariane et Solal viennent tous deux de milieux sociaux différents et tombent fou amoureux l'un de l'autre et vivent une merveilleuse passion. De même dans Roméo et Juliette, la rivalité de leur famille les opposent, cependant ils sont follement amoureux, et sont prêts à mourir pour être unis à jamais. Les contes de fées temoignent également de cette opposition, en effet dans La Belle et la Bête, le physique repoussant de la Bête n'empêche pas Belle d'en tomber amoureuse. Le prince charmant dans Cendrillon tombe amoureux de celle-ci malgré son statut social.

La littérature pencherait alors plutôt pour « les opposés s'attirent ».

 précédant - suivant

 

7 votes. Moyenne 3.29 sur 5.

Commentaires (6)

1. Marion 15/01/2013

Je ne suis pas retournée sur ce site depuis longtemps. Nous avons 18 si je me souviens bien.

2. Holy-Terrorist 29/12/2012

*=* Et, l'effet du mini-gâteaux au sucre fait un chatouillement aigue sans l'effet collant si ont se laisse aller, en ayant un effet high en douceur en oubliant temporairement le stress traditionnel.

3. Holy-Terrorist 29/12/2012

*=* Le [PEA]PhénylÉthylAmine en contient en grande quantitée dans le fromage de chèvre mais je sais pas en pourcentage[%] volumique.
*=* L'effet dans ma bouche du fromage de chèvre que j'ai pris, en me laissant aller, fait un chatouillement aigue et collant dans ma bouche.
*=* Le PEA doit se transformer en dopamine pour réparer mon système nerveux central?

4. Elisa corne 02/10/2012

Vous avez eu combien ?

5. Sonia 19/03/2011

J'aime beaucoup votre site !
J'ai exactement travaillé sur le même sujet de TPE que vous !
Vous avez eu combien ?

6. Lucie Mayront 05/10/2010

Bonjour
Je trouve votre site très bien fait et voudrais savoir quelle note vous avez obtenue ?
Merci
Bises

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site